Accueil Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. Le métier d’écrivain évolue, les exigences du lecteur aussi

Le métier d’écrivain évolue, les exigences du lecteur aussi

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Par Minerve (agence de presse) Article de Grégory Hénique

Préambule

– Je ne crois plus au métier d’écrivain tel qu’on l’entend aujourd’hui. Des “hommes de lettres”, c’est-à-dire des gens vivant de leur plume en publiant leurs romans par le biais d’une maison d’édition, certes il en existe encore, mais plus pour longtemps. Pourquoi ? Et pour quoi ? On va tenter rapidement d’aborder la question.

                     Le papier : une matière totalement has-been

– Le papier est une matière finie. Nous vivons à l’ère du Cloud Computing, c’est-à-dire une époque dans laquelle vos documents, vos photos, votre vie, sont enregistrés sur des serveurs appartenant à de grandes compagnies un peu floues, un peu big brother, mais entre les mains desquelles toutes vos données privées reposeront tôt ou tard.

– Suivez mon regard Google, suivez mon regard Flickr.com, suivez mon regard Microsoft, et caetera et caetera. Même les Etats envisagent de proposer leurs propres serveurs.

– L’Ebook est une révolution qui n’a pas fait un assez grand buzz eu égard aux bouleversements que cette invention va entraîner dans notre avenir. Posséder une bibliothèque personnelle revenait cher, tout le monde n’avait pas les moyens de s’acheter des livres et tout le monde n’avait pas la place de les entreposer. Sans compter les inconvénients divers que le livre “papier” entraînait :

.    impossibilité d’emporter une vingtaine de romans sous le bras dans les transports en commun,

.    impossibilité de changer de roman en cours de lecture à moins d’avoir le courage de quitter son lit, changer de pièce et aller piocher dans sa bibliothèque, ou à moins d’aller à la bibliothèque du quartier mais là encore en pleine nuit c’était délicat  ,

.    dégradation du papier au fil du temps,

.    feuilles déchirées,

.    jaunissement,

.    poussières,

.    obligation de jeter 2/3 cartons de livres à chaque déménagement…

– Oubliez tout cela aujourd’hui. Personnellement j’ai fait un sérieux tri dans mes classiques pour ne plus garder que leur version numérique. Car aujourd’hui, il vous suffit de télécharger un livre au format numérique (ebook) : un fichier au format .epub, .pdf, .ce-que-vous-voulez-et-ce-que-reconnaît-votre-liseuse-numérique.

– Comme l’indique le lien ci-dessus, de nombreux sites permettent ce téléchargement. Certains sites proposent des ebooks gratuits (70 ans après la mort de l’auteur en France), d’autres sites proposent des ebooks payants car récents.

– Il ne vous reste qu’à brancher votre liseuse numérique à la prise USB de votre ordinateur et à les enregistrer. En général les liseuses sont dotées de multiples emplacements (cartes micro-SD, etc.), une carte de 16 GO permet de caser 13 000 romans en version numérique !

– Ma liseuse, la PRS-600 de Sony, se dirige un peu comme un Iphone au stylet et autorise la prise de notes si vous le souhaitez.

                     Écrivain : un métier également has-been

– Les maisons d’édition ont tué le métier. En sélectionnant ceux auxquels elles daignent accorder une chance de s’exprimer, en refusant de nombreux jeunes artistes, elle a obligé toute une génération désireuse de prendre la parole à chercher d’autres modes d’expression.

– Le blog, par exemple, parfois rémunérateur, est un bon moyen pour eux de publier leurs écrits. Certains sites également. L’ebook, enfin, en est un autre.

– L’écrivain dont on connaît l’image d’épinal, tirant ses revenus d’une maison d’édition à hauteur de 7 %, 8 % ou avec un peu de chance 9 % du prix de la vente d’un livre, s’efface au profit d’un auteur publiant directement ses écrits sur internet. Plus besoin d’intermédiaire : il n’y a qu’à soumettre son roman et attendre qu’un lecteur télécharge le fichier après s’être acquitté de la somme demandée.

                     Prédiction : la forme-même du roman va évoluer

      Lorsque les moeurs auront changé dans le sens précité, la façon d’écrire des romans va automatiquement suivre la mode : plus de gros pavé non découpé en plusieurs petits chapitres, plus de roman à rallonge composé d’un millier de pages. Les lecteurs d’Ebooks seront plus volatiles : ils préfèreront des romans chapitrés à hauteur de 5/6 pages, le temps de lire durant 5 stations de métro, ils préfèreront également des séries de romans faisant chacun une soixantaine de pages, ceci afin de satisfaire leur curiosité, leur envie de picorer les écrits à droite et à gauche, leur désir de changer d’histoire presque tous les soirs.

      Les écrivains devront changer leurs habitudes. A mon avis c’est inévitable, nécessaire, et bénéfique pour tout le monde.

Lire la suite :

http://minerve-presse.org/2010/09/30/le-metier-d’ecrivain-evolue-les-exigences-du-lecteur-aussi/

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