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Choix du jour de libraires à Combourg, Lesneven, Vaux-le-Penil et Paris

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Rosa candida

Audur Ava Olafsdottir

Traducteur : Catherine Eyjolfsson

Genre : Romans et nouvelles – étranger

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Collection : Littérature étrangère

20.00 €

ISBN : 978-2-84304-521-9

GENCOD : 9782843045219

Sortie le : 19/08/2010

Choix de Hélène Camus de la librairie Tournez la page à Combourg (35270)

Audur Ava Olafsdottir nous offre un bonheur de lecture : tout en délicatesse, poésie, décalage subtil, le tout jeune héros surnommé par son père « Mon petit Lobbi » pérégrine de son Islande natale jusqu’à une roseraie, sertie dans un monastère du vieux continent. En candide des temps modernes, sa passion des roses l’aidera à vivre d’autres rythmes, d’autres moeurs tout en découvrant au fil de ses rencontres une humanité différente, le questionnant sans répit, l’amenant à grandir en se consacrant à sa passion des roses instillée dès l’enfance par sa mère.

Choix de Jean-François Delapré de la librairie Saint-Christophe à Lesneven (29260)

Rosa Candida porte bien son titre. Si telle est le nom de la rose que Arnjoltur veut aller soigner dans le monastère d’un pays perdu, il est lui ce Candide des temps modernes qui, en allant sauver un jardin, veut surtout découvrir sa propre évidence.

Quand il quitte sa maison, son père et son jeune frère autiste, Arnjoltur n’a aucune idée de ce qu’est le monde. Il se résume à son Islande natale, à la serre où il a mis enceinte Anna, par le hasard d’une nuit entre les Rosa Candida, ces roses à huit pétales dont il emportera des plants dans son périple.

Quel périple ! Arnjoltur a l’ignorance et l’ingénuité de sa jeunesse. Son voyage est une succession de découvertes, de petits bonheurs et de gros malheurs. Mais rien ne saurait dévier sa route, car il y a ce jardin au bout de la quête.

Dans ce monastère, un moine cinéphile et un peu adepte du petit verre d’alcool lui donnera à voir un peu plus loin que le bout de son nez. On reste désarmé en lisant les dialogues savoureux qui occupent leurs soirées. Ici, il a le temps d’oublier son Islande, d’oublier Anna et la petite.

Sa première rédemption viendra par le jardin, forêt vierge à son arrivée, il en fera son grand-oeuvre qu’il partagera avec Frère Thomas, entre deux films de Bergman. La seconde sera quand Anna, sous le prétexte d’un examen à terminer, viendra lui confier leur fille. Il découvre qu’il est père, sans doute n’avait-il pas vraiment eu le temps de s’en rendre compte.

C’est un autre Arnjoltur que l’auteur nous fait comprendre. Avec la tendresse extrême de ses mots choisis, elle nous donne à voir que le monde peut être simple, si rien ni personne ne vient le compliquer.

Rosa Candida est un livre rare où l’émotion et la grâce se disputent les premiers rôles. Une fois ouvert, il me fut impossible de le lâcher, tant j’étais sous le charme de cette écriture qui avait la fragrance envoûtante d’une rose à huit pétales.

Choix de Max Buvry de la librairie Vaux livres à Vaux-le-Penil (77000)

A 22 ans, le jeune Islandais Arnljotur se décide à quitter sa famille après le drame qui l’a frappée. Sa mère est décédée lors d’un accident de voiture et le laisse avec son père bientôt octogénaire et son frère qui reste anormalement silencieux. Arnljotur, petit rouquin, était très proche de sa mère qui trouva la force, quelques instants avant de mourir, de l’appeler, de le rassurer, de le conseiller et de lui offrir une dernière preuve d’amour. Elle lui avait fait partager sa passion pour les roses dans la serre et le jardin où elle cultivait une variété exceptionnelle sans épines et à huit pétales, la Rosa Candida. Avant de partir, Arnljotur raconte son enfance, ses liens familiaux forts encore resserrés à la mort de sa mère, mais aussi la naissance de sa fille née un jour particulier, après une rencontre rapide, sans avenir. Lorsque Arnljotur part restaurer une roseraie d’un monastère du continent, il emporte évidemment quelques boutures de la Rosa Candida qui perpétueront la mémoire de sa mère. Ce premier roman traduit en France d’Audur Ava Olafsdottir est une vraie réussite, un livre véritablement apaisant qui dégage une atmosphère remplie de tendresse et délicate. Ce «garçon des roses» charme par sa naïveté et sa candeur, sa tendresse dans sa relation à l’autre et avec sa fille, dans ses sentiments et ses préoccupations. Un charme aux accents féminins indéniables dans ce portrait tendre d’un homme solitaire attentif aux autres auquel il ne manque que l’odeur de la Rosa Candida mais avec un peu d’imagination, vous la devinerez au fil des pages…

Choix de Quentin Legeard de la librairie du Rond-Point à Paris (75008)

Le « petit Lobbi » quitte son Islande natal, sans rien connaître du monde qui l’entoure. Sa passion des roses et plus particulièrement de la rosa candida le conduira jusque dans un monastère d’un pays lointain. Peu importe qu’il ait une petite fille, que son frère soit autiste et que sa mère soit décédée : sa candeur et sa simplicité lui permettront de surmonter les épreuves de son périple. « Sa chère mère » aurait été particulièrement fière de son fils !

Sa rencontre au monastère avec un moine cinéphile, amateur de bon vin est particulièrement savoureuse. Cultiver des roses deviendra tendance grâce à ce roman !

La Radio des libraires : Grégoire Lortat-jacob de la librairie Longtemps à Paris

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