Lectures silencieuses

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Saint Augustin, Confessions
 »Lisait-il, ses yeux couraient sur les pages dont son esprit perçait le sens ; mais sa voix et sa langue se reposaient. Souvent, quand je me trouvais là – car sa porte n’était jamais défendue, et l’on entrait sans être annoncé –  je le voyais lisant tout bas et jamais autrement. Peut-être évitait-il une lecture à haute voix, de peur qu’un auditeur attentif et captivé ne l’obligeât, à propos de quelque passage obscur, à s’engager dans des explications, à discuter sur de difficiles problèmes et à perdre ainsi une partie du temps destiné aux ouvrages dont il s’était proposé l’examen ; et puis la nécessité de ménager sa voix qui se brisait aisément pouvait être encore une juste raison de lire tout bas. Au surplus, quelle que fût son arrière-pensée, elle ne pouvait être que bonne chez un homme tel que lui. »

Saint Augustin 
 »Il n’y a pas de nécessité pour les anges de regarder les cieux ou de lire pour y lire Ta parole. Car toujours ils voient Ton visage et là, sans les syllabes du temps, ils lisent Ta volonté éternelle. Ils la lisent, ils la choisissent, ils l’aiment. Ils sont toujours en train de lire et ce qu’ils lisent n’a pas de fin… Le livre qu’ils lisent ne sera pas refermé, le rouleau ne sera pas enroulé. Car Tu es leur livre et Tu es éternel. »

Saint Augustin
 »Chaque fois qu’en lisant un livre tu tombes sur de merveilleuses expressions qui émeuvent ou ravissent ton âme, ne te fie pas uniquement au pouvoir de ton intelligence, mais force-toi à les apprendre par cœur et familiarise-toi avec elles par la méditation, de telle sorte que si tu te trouves soudain dans une grave affliction, le remède sera prêt, comme s’il était écrit dans ton cerveau. Chaque fois que tu rencontreras des passages qui te paraissent utiles, marque-les fermement afin de les sceller dans ta mémoire, car sinon, ils risquent de s’envoler. »

Saint Jean, Apocalypse, 10, 9-11

« Je m’en fus alors prier l’Ange de me remettre le petit livre ; et lui me dit : « Tiens, mange-le ; il te remplira les entrailles d’amertume, mais en ta bouche il aura la douceur du miel. »

Je pris le petit livre de la main de l’Ange et l’avalai ; dans ma bouche, il avait la douceur du miel, mais quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume.

Alors on me dit : ‘Il te faut de nouveau prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois. »

Source :

http://expositions.bnf.fr/lecture/anthologie/05_1.htm

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