Public chéri mon amour

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Ce n’est pas un public captif car il n’y a aucun caractère obligatoire à ses lectures. C’est pourquoi, je pense,  ce public ne ressentira pas le besoin de télécharger illégalement des livres pour les lire dans des conditions précaires ?

Si les BU ont à craindre, à juste titre, la perte de ce public captif, qui trouvera par d’autres biais ce dont il a besoin et continuera à assimiler la BU à une obligation, je pense qu’il n’en va pas de même pour les BM parce qu’elles proposent une lecture « loisir » (je déteste ce terme qui donne à  la lecture ou l’écoute de musique un caractère festif le dissociant des pratiques culturelles)

Cependant ne nous réjouissons pas trop vite, il y a danger aussi pour les BM et ce danger ne vient pas des liseuses et des téléchargements numériques de livres (une pratique peut s’ajouter à une autre sans la remplacer ?). Les amateurs de liseuses continueront à cotoyer les lecteurs papier (à condition bien sur que les bibliothèques aient une offre à destination de ce public de niche)

Le danger vient de la dispersion de l’acte de lecture, on continue à lire mais plus de la même façon : de (courts) articles sur le net et surtout Le temps pour la lecture « classique » se réduit de plus en plus, nous sommes sollicités par Internet, nous y passons le plus clair de notre temps et un sondage récent vient de faire état d’une augmentation passée devant la la télévision « moderne » (j’entends par là la TV liée aux box qui propose désormais les chaines Youtube, Dailymotion, etc… que l’on regardez auparavant sur son PC et qui pourrait expliquer ce revirement de situation quand on pensait la TV en passe de perdre son monopole) Très logiquement il y a une pratique qui fait les frais de ce temps non extensible et c’est dans la plupart des cas la lecture « loisir ».

On voit de moins en moins de « gros » lecteurs dans les bibliothèques, on constate aussi que de plus en plus  nos emprunteurs quand on leur conseille un livre de plus de 700 pages nous disent « je vais le lire pendant les vacances » Et c’est là que moi aussi je vais faire un amalgame qui va me valoir les foudres des amateurs de liseuses : Emmène-t-on une liseuse à 200 € et plus sur la plage de la même façon qu’on emmène un poche à 5€ ? Par contre sur la plage on prend son téléphone et de plus en plus nos téléphones sont connectés à Internet… Ce qui fait que même ce temps passé sur la plage habituellement consacré à la lecture se trouve grignoté…

Si les bibliothèques ont à craindre ce n’est pas des liseuses mais du manque de temps consacré à la lecture ?

On en reparle dans 6 mois ? En comparant les chiffres de vente des tablettes tactiles (type Ipad) et des liseuses ?

Source :

http://sophiebib.blogspot.com/2010/09/public-cheri-mon-amour.html

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