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Les 10 + 5 qualités d’un espace de bibliothèque

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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J’ai appris, de source sûre, que le comité ISO pour les bibliothèques prépare un document décrivant un ensemble de normes pour la construction de bibliothèque qui devrait être diffusé au cours de l’automne 2010. C’est une heureuse initiative, d’une part parce qu’il se construit plus de bibliothèques que jamais. D’autre part, parce que les conditions de la planification et de la programmation des espaces n’ont jamais été aussi hasardeuses dans ce contexte de changement, de complexité et de paradoxes.

Comme le suggère Santi Romero (Library Architecture, 2008), aujourd’hui la société du loisir côtoie la problématique du chômage et de l’immigration. On déplore la surcharge informationnelle alors que l’analphabétisme fonctionnel, le décrochage scolaire et les carences dans la formation continue sont des maux bien documentés. Autre contradiction, l’accès à l’information est élevé en principe démocratique mais les écarts sociaux sont tels que plus de 40 % de la population n’est pas équipé pour accéder à l’information numérique et combien d’autres, parmi ceux qui y accèdent, n’ont pas les connaissances requises pour l’utiliser et l’évaluer de manière critique. Le livre et le texte sont des dispositifs bien ancrés mais aujourd’hui les technologies numériques bouleversent la pratique de la lecture par l’intermédiaire d’informations fragmentées, de documents interactifs avec des conséquences sur la transmission des savoirs dont on mesure encore mal la portée.

Ce qui se détache clairement dans cet horizon brouillé, c’est que les bibliothèques sont appelées à faire une différence dans la résolution de ces contradictions au sein de la sphère publique. La vision de la bibliothèque n’est plus celle d’un entrepôt où un certain produit-livre est soumis à un processus, conservé et diffusé, on le dit et on le répète souvent, elle représente un centre de culture communautaire  qui supporte l’accès à l’information et au savoir dans le contexte de surabondance, d’inégalités sociales, de transformation qui caractérisent la société numérique et pour laquelle on sollicite son intervention. Plus tard, ce sera autrement, pour le moment, ces besoins sont identifiés comme prioritaires.

Il va sans dire que cette mission plus récente se décline dans le prolongement des fonctions séculaires propre au modèle de la bibliothèque publique mais qu’elle actualise. Et comme la bibliothèque est une institution généreuse, à l’image de ceux et celles qui la font, elle continue donc d’assumer la palette de services courants développés au fil des décennies pour les différents publics.

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http://bibliomancienne.wordpress.com/2010/08/28/les-10-5-qualites-dun-espace-de-bibliotheque/

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« Meilleures ventes »

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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Du livre et du désir, ou de la littérature Smarties

On ne peut pas s’en déprendre : où il se vend des livres, on s’imagine que c’est de la famille. Une partie un peu amoindrie, ou qui a un peu raté son chemin, mais de la famille quand même. Je ne crois pas avoir jamais acheté de livre en supermarché, ou alors comme ça, l’été, dans une rocade de passage, un polar de complément. Je ne sais pas si ça leur sert à grand-chose : oui, parce que les vendant même prix qu’au centre-ville, chez les libraires, mais bénéficiant de remises nettement supérieures, ça rapporte une marge bien supérieure aux surgelés. On voit rarement pourtant des livres mêlés aux surgelés, à la caisse. Disons que c’est un peu comme la musique de fond : il faut que ça fasse ambiance, le supermarché à l’image de la maison, avec son coin meubles, son coin apéritifs, et donc un coin livre qui fasse appel aux utilitaires qu’on vend derrière (la série « Pour les Nuls » – reçu hier une lettre de First Editions demandant autorisation de reproduire un texte de publie.net dans Poésie pour les Nuls, pas répondu).

Mais est-ce que le livre est objet alors de désir, et non seulement de fonction ? Si c’est meilleure vente, peut-être qu’on peut l’acheter en confiance pour offrir à la vieille tante en maison de retraite, qu’on ne va pas voir souvent et qui aime tant lire ?

Je ne sais pas ce qui motive à acheter une meilleure vente. Dans 15 jours, ça sera l’irruption de la rentrée littéraire en bloc, et les excellents comme Échenoz et ses éclairs viendront se poser là quelques semaines comme si de rien n’était. Aux States, ce goût des couleurs, par quoi la meilleure vente doit d’emblée se plier à l’art coloriste du supermarché, trancher sur le carrelage et faire bien brillant, c’est encore plus accentué. Je ne me crois pas aigri : j’en ai eu ma part, me souviens même, ravitaillant ma petite famille, que les mômes consciencieusement chopaient mes bouquins et les plaçaient en plein à la place de la vente n° 1, je suppose que c’était remis en place le lendemain et de toute façon ça ne faisait pas bouger les stocks – Échenoz, on l’achète en librairie, pas en surgelés.

C’est plutôt cette distance, qui m’interroge : le pas envie. Même à l’étranger, jamais pu nous empêcher d’entrer dans les librairies de rencontre. La semaine dernière encore, dans ce minuscule village de Banon, réputé pour son fromage de chèvre, entre Digne et Apt, au-dessus de Forcalquier, où on peut bien se douter que chaque visiteur à une heure trente de petite route (nous aussi), cette incroyable librairie tout en dédale, Le Bleuet – et bondée. Mais justement : le livre, s’il est devenu notre désir, c’est pour l’imaginaire qu’il porte, ses caves et greniers, ses temps secrets. Comme on n’avait que le livre pour les fournir, on les a identifiés au livre, et on en veut à ceux-ci de ne les pas contenir.

La vie des idées, le rapport direct au monde, à l’information, mouvement et choc, émotion et confrontation, écoutez quand vous vous baladez, n’importe où, rue, terrasses, famille, les mots web, les mots Internet, et faire en sorte que ce qu’on y propose, nous, ne ressemble pas à ce présentoir – quand bien même Internet regorge aussi de ce genre de présentoirs, et que c’est à nous d’y construire les chemins de l’écart, les petites routes qui mènent à Banon d’où on rapportera du Jaccottet, du Bonnefoy et des Du Bouchet, plutôt que les meilleures ventes – qui à Banon ne s’affichent pas sur le vide du monde surgelé.

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http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2219

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L’Affaire du Comte Libri… le biblio kleptomane

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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Voici l’histoire d’un escroc qui a marqué l’histoire du Livre

D’origine Italienne, et naturalisé français en 1833, le comte Libri (1803-1869) a laissé un bien mauvais souvenir aux bibliothèques françaises.

Diplômé de droit mais aussi très doué pour les sciences et les mathématiques, (il publie un recueil sur la théorie des nombres en 1820, soit à l’âge de 17 ans). Il effectue son premier voyage à Paris en 1824, où ce jeune prodige est fort bien accueilli par la communauté scientifique.

C’est d’ailleurs Paris qu’il choisira quand il devra quitter précipitamment l’Italie. Il s’installe en 1830, obtient ses « lettres de déclaration de naturalité » en 1833 et devient la même année, professeur à la faculté des sciences et au Collège de France. Il a 30 ans.

Il mène alors pendant une quinzaine d’années une carrière de sommité scientifique, accumulant les honneurs divers (Légion d’honneur en 1837), les publications, qu’elles soient scientifiques ou consacrées à son autre passion, la bibliophilie.

En 1841, il est nommé inspecteur général des bibliothèques, ce qui va revenir, on le verra, à demander à un renard d’inspecter une basse-cour…. En effet, à ce titre, Libri est chargé de rédiger un catalogue général des manuscrits conservés dans les bibliothèques publiques. Aussi, très rapidement il profite de l’état peu avancé des inventaires pour voler des livres et des documents précieux dans les plus grandes bibliothèques du pays : il détourne, il maquille (notamment avec l’aide de Duru), dé-relie, re-relie, ajoute des provenances… bref il endosse la panoplie du parfait faussaire.

Mais le bibliophile est parfois prétentieux, et le besoin de reconnaissance de Libri le poussera à publier un catalogue de cette bibliothèque frauduleusement constituée en 1845, avant d’essayer d’en mettre en vente une partie, en 1846 et 1847.

Malgré une dénonciation par lettre anonyme, dès 1846, il parvient à vendre près de 2000 manuscrits à un bibliophile anglais, le comte d’Ashburnham (pour la somme de 200 000 francs de l’époque, ce qui est considérable), puis un autre lot lors d’une vacation parisienne (pour 116 000 francs).

Ces ventes et les dénonciations (une autre survient en 1847) provoquent une enquête mais Libri a déjà fuit à Londres avec une partie de « ses » ouvrages, d’où il clame son innocence. Rien n’y fait, et il est condamné par contumace à 10 ans de réclusion en 1850.

Le plus étonnant peut-être, est que Libri continuera à écouler sa collection à Londres, et qu’il obtiendra de nombreux soutiens en France, dont Mérimée, qui décidera de prendre sa défense, et contestera la décision judiciaire de façon si véhémente qu’il est finalement lui-même poursuivi pour outrage public et condamné à son tour à quinze jours de prison.

Ces soutiens lui resteront fidèles, et lorsque Mme Libri dépose une pétition en faveur de son mari au Sénat, en 1861, Mérimée reprend la défense de l’escroc. Le procès ne sera pas révisé.

Quelques uns des ouvrages achetés par Ashburnham revinrent en France après diverses péripéties, mais cet épisode restera malgré tout douloureux pour nos institutions et nos bibliothèques.

Qu’en retenir? Libri le mal nommé reçût sa charge d’inpecteur général des bibliothèques grâce à un appui politique… dont on peut douter qu’il fût bibliophile sinon il aurait peut-être mieux vu le danger… D’ailleurs, Libri ne fût pas le seul à succomber ainsi… et je crois qu’une affaire ce type a secoué la Bibliothèque Nationale assez récemment.

C’était notre escroc du dimanche..

Source :

http://bibliophilie.blogspot.com/2007/06/laffaire-du-comte-libri-le-biblio.html

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Trop de livres ?

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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Par Jean-François Nadeau

Tant de forêts sacrifiées pour la pâte à papier de milliers de livres qui attirent désormais l’attention des lecteurs, dans leur achevé d’imprimer, sur le drame des forêts déboisées! On trouve, dans les nouveaux bouquins, des mentions comme celle-ci: «L’impression de cet ouvrage sur papier recyclé a permis de sauvegarder l’équivalent de 118 arbres de 15 à 20 cm de diamètre et de 12 mètres de hauteur.» Combien en aurions-nous sauvé en ne les imprimant pas du tout, ces ouvrages prêts-à-jeter, ces livres sans cesse réimprimés sous de nouveaux titres, ces briques de papier destinées à finir leur vie, comme leurs anciens avatars, dans des déchiqueteuses?       

Le prêt-à-jeter pour entretenir l’industrie de la grosse pâte à papier, est-ce bien l’avenir promis à l’édition?

Une surproduction de titres est à tout le moins préférable à son contraire. Mieux vaut en effet se trouver devant trop de livres que pas assez. Et qu’importe une surproduction puisque tout cela finit, en se désagrégeant dans les esprits, par former des engrais intellectuels nouveaux où pousseront, peut-être, de belles fleurs toutes neuves.

Ce sont là, schématisés au possible, les termes d’une argumentation classique pour la défense de l’édition placée à l’enseigne de l’abondance, voire du trop-plein.

Bien que cet argument soit toujours valable quant au fond, il mérite néanmoins d’être reconsidéré à l’épreuve de nouvelles réalités.

Mais lorsque quelqu’un comme l’éditeur Jean Barbe s’élève, dans un billet publié ces derniers jours par Quebecor, contre «les bien-pensants, les professeurs de littérature et les éditeurs de poésie» qui défendent «la qualité plutôt que la quantité», il s’épargne, dans une pirouette bien populiste, de rappeler quelques données factuelles pourtant troublantes.

En un mot, demeurer favorable à un monde de l’édition qui se gonfle comme le boeuf de la fable n’est possible qu’à la condition préalable de s’aveugler sur ce que signifie aujourd’hui «trop publier». Car, sur ce terrain, entre hier et aujourd’hui, les différences d’échelle sont si grandes que le rappel de certains chiffres s’impose afin de bien comprendre qu’il ne s’agit pas ici d’une position de bien-pensants, de professeurs de littérature ou de poètes, mais d’un constat froid quant à une démesure totale.

Considérons la production de livres aux États-Unis. En 1995, les maisons d’édition avaient lancé environ 55 000 nouveautés. En 2010, ce sera pratiquement 200 000 titres nouveaux qui paraîtront. Soit 263 % plus de titres qu’il y a quinze ans! Inutile de dire que la population américaine, elle, n’a pas augmenté à pareil rythme…

Et si encore le lectorat se maintenait. Mais non. Il est à la baisse. Les liseuses numériques viendront-elles changer la donne de cet univers aux prises avec un grand bling blang ? Cela reste à voir.

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http://www.ledevoir.com/culture/livres/295124/trop-de-livres

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Choix du jour de libraires à Vaux-le-Penil et Thonon-les-Bains

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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Fugue

Anne Delaflotte Mehdevi

Gaïa

Genre : Romans et nouvelles – français

Prix : 21 €

Sortie le : 01/09/2010

Choix de Max Buvry de la librairie Vaux livres à Vaux-le-Penil

Clothilde et Vincent vivent dans un petit village de Bourgogne avec leurs quatre enfants et Beau le montagne des Pyrénées. Le jour de la rentrée scolaire, elle est seule avec Beau et écoute la musique qu’elle adore. Pourtant la vie de Clothilde bascule après le coup de téléphone qui retentit : la maîtresse de l’école la prévient que Madeleine s’est échappée par une fenêtre de l’école et a fugué. Clothilde est terrorisée et part à sa recherche, crie, hurle le prénom de sa fille et sa détresse. Aidée de Beau, elle retrouve rapidement la petite fille saine et sauve, mais perd sa voix (dysphonie spasmodique : «altération de la voix due à des spasmes des muscles du larynx»). «Fugue» raconte comment Clothilde va appréhender cette situation singulière dans sa vie et adapter sa communication avec ses proches. Situation d’autant plus atypique, que, si elle ne peut parler, elle chante. Passionnée par la musique, elle en profite pour prendre des cours de chant et affirmer sa voix (m ais pas seulement). Affirmer sa voix, s’affirmer en tant qu’être humain et femme. Elle refuse les traitements médicaux qui remédierait à sa perte de parole et commence une nouvelle vie, devient une autre femme. Son entourage réagit diversement à ses choix, elle était mère et femme quasiment exclusivement au service des autres, elle devient en plus chanteuse lyrique et assouvit sa passion pour la musique. Un superbe, émouvant et réconfortant portrait de femme qui par la musique et le chant saura trouver le chemin qui mène au bonheur.

Choix de Nadège Badina de la librairie Birmann Majuscule à Thonon-les-Bains

Je chante, donc je suis.

Avec son deuxième roman, Anne Delaflotte Mehdevi transforme Bach en anti-dépresseur et la fugue en une retrouvaille – Une belle «ballade des gens heureux» !

Dans une petite bourgade de Bourgogne, c’est le premier jour de rentrée scolaire pour les jumeaux et le dernier pour Clothilde, leur maman. Pourtant, c’est Mathilde, sa deuxième qui s’enfuit de l’école. Clothilde hurle son nom le long de la rivière. Jusqu’à la retrouvée, évanouie mais saine et sauve. Jusqu’à en perdre sa voix. Refusant les traitements chimiques, se heurtant à l’incompréhension de son entourage familial et amical, elle opte alors pour sa passion : le chant. Car, si sa voix parlée reste atone ou essoufflée, sa voix chantée est puissante et belle.

Grâce à une construction romanesque pleine de finesse, Anne Delaflotte Mehdevi montre la progression inéluctable de la situation, à la fois désenchantée et pleine d’espoir. Elle plonge alors dans le quotidien de Clothilde, qui, tel une anamorphose qu’on ne comprend pas, se modifie et bouleverse celui des autres. Et, avec minutie, elle saisit ces moments fugaces où tout bascule. D’illusions en déceptions, de conflits en réconciliations, elle décrit des personnages, à l’omnipotence fragile et au caractère certes orgueilleux, mais toujours poignant. L’humanité qu’elle leur prête est telle qu’on ne peut que leur pardonner leurs erreurs. Et, au centre, se débat Clotilde, une perfectionniste capricieuse, mais surtout une faiseuse de liens malgré son mutisme. L’auteur a l’art d’entremêler judicieusement écriture, amours et musique créant ainsi, une atmosphère très sensuelle et sensitive. Car ce n’est pas une histoire qui se dit, mais se lit et se chante. Une histoire où les sens son t démultipliés. L’odorat synonyme de son amie, parfumeuse ; le touché symbole de sa relation maritale ; et l’ouïe emblème de l’univers de Clothilde. Petit bémol, l’auteur, férue de musique, sursoit un peu trop son récit de professionnalisme, l’alourdissant de termes empruntés au solfège. Mais, l’auteur semble si fascinée par le pouvoir de la musique à guider le coeur, que nous sommes presque enchantés de ces rares moments de «silences» imposés. Dans ce deuxième roman, elle nous montre surtout pourquoi la musique est importante, là où les mots sont indicibles ou inaudibles. Comme une partition porte le rythme et la mélodie d’une musique, la narration est sublimée par ses phrases vibrantes et sonores : le chant se fait porteur du sens de la vie, son roman celui de la vie de Clothilde. «Dans la musique il y a tout», la musique éveille, affûte, apaise et nourrit. Dans Fugue, il y a le renouveau de Clothilde grâce à la musique. Et, point d’orgue du roman, Anne Delaflotte Mehdevi ne donne pas à entendre seulement un refrain sur l’émancipation d’une femme, mais surtout la comptine de la libération d’une mère de famille qui devient mère, femme et chanteuse. Un livre émouvant et captivant, frais comme un triolet interrompant une blanche pointée.

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Consultation publique pour la mise en ligne du patrimoine culturel européen

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

La Commission européenne lance une consultation publique pour le compte du « Comité des sages » sur la mise en ligne du patrimoine culturel européen

Le groupe de réflexion, dit comité des sages, mis en place en avril 2010, vise à accompagner le secteur culturel dans sa transition vers l’ère numérique. L’objectif est que le riche patrimoine culturel européen et des contenus culturels diversifiés soient préservés et soient rendus accessible à tous sur l’Internet, notamment grâce à l’élaboration de nouveaux modèles commerciaux efficaces. Le comité des sages, composé de trois personnalités – Maurice LEVY (PDG de Publicis), Elisabeth NIGGEMANN (Présidente de la bibliothèque nationale d’Allemagne) et Jacques DE DECKER (écrivain) – a la tâche de formuler pour la fin de l’année 2010 des propositions pour accélérer la numérisation, l’accessibilité en ligne et la conservation des œuvres culturelles à travers l’Europe. Dans ce but il examine les diverses initiatives en cours, notamment celles engageant des partenaires publics et privés (par exemple le projet Google books), afin de trouver les moyens de stimuler la numérisation notamment des collections complètes détenues par les bibliothèques, musées et archives en Europe. Ces recommandations permettront à Europeana, la bibliothèque numérique européenne, de développer une nouvelle dimension.

Le comité des sages s’appuiera pour formuler ses recommandations sur les résultats de la consultation publique lancée le 18 août dernier et attendus pour le 30 septembre 2010. En effet toutes les parties intéressées (particuliers, pouvoirs publics, entreprises privées, ONG, établissement universitaires) sont invités à donner leurs avis sur les principaux aspects de la numérisation, notamment les sources potentielles de financement pour la numérisation et pour le développement d’Europeana, la bibliothèque numérique européenne. Elles peuvent aussi faire part de leurs idées concernant les modèles d’exploitation acceptables pour les contenus dont la numérisation a bénéficié d’un financement public, les conditions des partenariats publics-privés conclus pour réaliser des numérisations, le développement de la mise en ligne de documents protégés par le droit d’auteur, ou encore l’accès transfrontière aux ressources numérisées.

Le groupe de réflexion analysera les réponses à la consultation publique et les avis exprimés dans d’autres contextes et une audition de suivi est prévue à Bruxelles le 28 octobre 2010. Fin 2010, il présentera un ensemble de recommandations concernant la numérisation, l’accessibilité en ligne et la conservation du patrimoine culturel à l’ère numérique à Mme Neelie Kroes, Vice-Présidente de la Commission européenne responsable de la stratégie numérique, et à Mme Androilla Vassiliou, Commissaire responsable de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse.

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Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse de la Commission européenne sur le lancement de la consultation publique

Le questionnaire de la consultation publique

Le communiqué de presse de la Commission européenne sur la nomination du comité des sages

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Vincent Borel, Prix Laurent Bonelli – Lire & Virgin Megastore 2010

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

   
   

Le Prix Laurent-Bonelli Lire & Virgin Megastore sera remis lundi 30 août à Vincent Borel pour son roman, Antoine et Isabelle paru aux éditions Sabine Wespieser. Il a été choisi par les libraires Virgin Megastore et les journalistes du magazine Lire parmi une sélection de 31 livres de romans à paraître entre août et septembre 2010.

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11 et 12 octobre – 9e Festival international de Bande Dessinée de la Région de Bruxelles Capitale

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

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Par BeDemon  

En cette année 2010, le Festival BD de la Région de Bruxelles-Capitale accueillera pendant deux jours, à l’occasion de sa 9ème édition, un panel d?auteurs aussi important que de coutume, soit plus de 60 auteurs belges et étrangers avec notamment :

Aidans, Alary, Alliel, Aouamri, Attanasio, Benn, Bertail, Bessadi, Bouchard, Carin, Cayman, Crisse, Darasse, Diantantu, Didgé, Devos, Dreze, Duchâteau, Duvet, Evang, Ferry, Floch, Gaumer, Gihef, Gilson, Glogowski, Graza, Hermann, Hervan, Jacquemart, Jarry, Kas, Kox, Lenaerts, Mancini, Marchand, Marco Paulo, Marin, Meynet, Pâques, Pena, Piot, Pleyers, Raives, Regric, Simon, Speltens, Tarambuna, Taymans, Tefenkgi, Teng, Van Den Boogaard, Van Linthout, Venanzi, Vernes, Wasterlain, Wesel, Wurm, Yazghi

Une occasion unique pour le public et la presse de rencontrer en un seul lieu des auteurs issus de tous les courants actuels de la Bande Dessinée !

Sont également prévus :

Une grande exposition consacrée à André-Paul Duchâteau, Le Gentleman conteur,le parrain du festival 2010 qui sera présent avec nombre de « ses » auteurs,

Une bourse BD de collection (le samedi et le dimanche)

Et la remise des prix Saint-Michel (vendredi soir), la plus ancienne récompense dans le monde de la B.D. européenne, qui a déjà couronné comme Grand Prix, de 1971 à la fin des années 80, des personnalités telles que Jacobs, Hergé, Morris ou Jijé et depuis 2002, Hermann, Martin, Rosinsky, Graton, Lambil, Gotlib, Cauvin et Van Hamme … un palmarès sans pareil.

Source :

http://www.generationbd.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1316


 

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Agenda du programme Culture de l’Europe

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

Les dates pour le dépôt d’un certain nombre de projets se rapprochent !

1er octobre 2010 : soutien aux projets pluriannuels de coopération (volet 1.1) et projets de coopération (volet 1.2.1)

L’action « Projets pluriannuels de coopération » vise à soutenir des projets de coopération culturelle durables et structurés, réunissant les qualités et l’expertise d’opérateurs culturels dans l’ensemble de l’Europe. L’action « Actions de coopération » vise à soutenir des projets permettant aux opérateurs culturels d’explorer des pistes de coopération à long terme.

1er octobre 2010 : Projets de coopération entre organismes impliqués dans l’analyse des politiques culturelles (volet 3.2)

Cette action vise plus particulièrement à soutenir les organisations publiques ou privées qui possèdent une expérience directe et pratique en matière d’analyse, d’estimation ou d’évaluation de l’impact des politiques culturelles au niveau local, régional, national et/ou européen en relation avec au moins un des trois objectifs de l’Agenda européen de la culture.

15 novembre 2010 : soutien aux festivals européens (volet 1.3.6)

La création de cette nouvelle action dotée de 2,5 millions d’euros vise à soutenir un plus grand nombre de festivals ayant une programmation européenne, en particulier des petits festivals, en insistant sur le caractère innovant de la programmation et la diversité des artistes représentés.

Source :

http://www.lemotif.fr/fr/actualites/bdd/article/1030

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Citation du 29 août

Posté par Serge Bénard le 29 août 2010

Il me semble que jusqu’à ce qu’un homme ait lu tous les livres anciens, il n’a aucune raison de leur préférer les nouveaux.

Montesquieu

Les lettres Persanes

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