Le lamento de Saviano

Posté par Serge Bénard le 9 août 2010

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Par Marcelle Padovani

 « Je voulais seulement devenir un écrivain » : c’est le thème de l’interview parue dans la revue « Vanity Fair », probablement la plus sincère et la plus approfondie que Roberto Saviano ait jamais accordée. Que dit de nouveau l’intellectuel le plus persécuté de ce début de siècle?

Qu’il voulait seulement, dans ses rêves les plus fous, devenir un écrivain. Qu’il a écrit pour cela son « Gomorra ». Et qu’il continue d’écrire article sur article et d’être présent sur les grands thèmes de l’actualité italienne. Même si la jalousie et le ressentiment sont parfois au rendez-vous de la part de confrères ou de responsables politiques, de droite comme de gauche. Il rappelle qu’il est rare qu’un homme de 30 ans vende 8 millions d’exemplaires de par le monde et que sa célébrité, comparable à celle des footballeurs et chanteurs, suscite l’envie et la haine. C’est alors que naît chez les jaloux la tentation de la « délégitimation ».  Il rappelle que les journalistes qui lui avaient fait un procès en soutenant publiquement que son « Gomorra » était fait d’emprunts dérobés dans les articles sur la Camorra et publiés par la presse locale, en somme que Saviano était un plagiaire, eh bien, ces journalistes ont perdu devant la justice. L’honneur de Roberto Saviano est donc sauf. Mais il rappelle aussi  que la délégitimation d’une personne en danger l’expose à des dangers ultérieurs. L’idée se répand du coup, dit l’écrivain, que « nous sommes tous de la merde et que personne n’a le droit de juger personne ».

Lire l’article :

http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/notizie-italiane/20100809/20659/le-lamento-de-saviano

 

 

 

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